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Saturation

Saturation du signal

Si vous posez un micro à 10 cm d'un réacteur de Boeing, vous allez expérimenter un exemple typique de saturation (overdrive)  : le son est tellement fort que votre micro ne sera pas en mesure de l'enregistrer d'une façon fidèle.

Les sytèmes d'enregistrement, de traitement et de restitution du son ont tous un volume maximum au-delà duquel le signal est perdu ou déformé. Les adeptes de la quitarre électrique ont été les premiers à exploiter ce phénomène pour en tirer des sons nouveaux et (généralement) agressifs.

Un signal sinusoidal amplifié à l'extrème finit par saturer et se transforme peu à peu en signal carré.


N'allez toutefois pas imaginer que la saturation d'un signal peut toujours se résumer au graphique ci-dessus. Prenez votre guitare électrique, montez sur une scène située dans une salle de 10 000 m², poussez le pré-ampli et l'ampli à fond et enregistrez le résultat : le graphique obtenu sera un peu plus complexe que ci-dessus. L'inertie de la membrane de votre haut-parleur va créer une déformation du signal complexe. Ce bruit va rebondir dans la salle pour revenir dans le micro de votre guitare, créant un effet Larsen intermittant qui va s'ajouter au son de la corde.
Les circuits électroniques de votre pré-ampli et de votre ampli, poussés dans leurs derniers retranchements vont également déformer le signal. Bref, la richesse de la réalité est inégalable.
De nombreux filtres tentent toutefois d'imiter, avec parfois un grand talent, les diverses distortions correspondant à tel ou tel ampli dans tel ou tel conditions.

Exemple de déformation du son lié à l'inertie de la membrane du haut-parleur.

En haut : le son saturé théorique.

En bas : un rebond s'est formé en début de saturation, causé par l'inertie de la membrane.